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La Commission européenne soutient le parc national Sierra del Divisor

La Commission européenne réaffirme son soutien au PNSD

Lors de sa visite du Parc National Sierra del Divisor (PNSD), le représentant de la Commission européenne, Pablo Villanueva, membre de la DG INTPA (International Partnerships), s’est rendu sur le terrain pour faire le point avec les équipes en charge de la mise en place du programme.

Sa venue a été l’occasion d’une interview. Pablo nous explique pourquoi le projet, pilote dans le développement du marché de Crédits Nature, a une grande importance pour la Commission européenne.

Ce programme financé par RESTORE et mis en œuvre par SERNANP (Servicio Nacional de Áreas Naturales Protegidas por el Estado) et FRONTERRA, avec le soutien du ministère de l’Environnement du Pérou (MINAM) et de la Commission européenne, est une première en matière de collaboration internationale, publique et privée, en faveur de la création de crédits biodiversité.

Ce projet est structurant sur plusieurs aspects :

  • il utilise un cadre national (le MERESE péruvien) pour ramener un financement privé dans la politique publique en biodiversité,
  • il montre qu’un projet implanté en dehors de l’Union européenne reste un exemple de mise en application des principes de l’UE, par le mécanisme de flexibilité internationale qui est discuté au sein du groupe d’experts, dont RESTORE fait partie, de développement du marché des crédits nature européen,
  • enfin, ce projet est l’exemple d’une coopération concrète et robuste entre les autorités publiques (MINAM), les gestionnaires publics d’aires protégées (SERNANP), les porteurs de projets (FRONTERRA), les facilitateurs financiers (RESTORE – Biodiversity, Together) et des investisseurs privés occidentaux, dans un but commun d’expérimenter des modes de financements innovants qui protégent la biodiversité et le vivant.

Le PNSD est l’un des territoires les plus riches en biodiversité de la planète, situé au cœur de la forêt amazonienne, mais n’est pas à l’abri de la perte de biodiversité globale, due aux changements climatiques, aux changements d’utilisation des terres et à la surexploitation des ressources naturelles.

Pourtant, comme de nombreuses aires protégées à travers le monde, il est confronté à un déficit de financement structurel. Ce projet pilote montre comment les résultats en matière de biodiversité (mesurés, vérifiés et contrôlés) peuvent devenir une source durable de financement pour la conservation, en totale cohérence avec :

  • le Global Biodiversity Framework de Kunming-Montréal,
  • la feuille de route des crédits nature, publiée le 7 juillet 2025 par la Commission européenne,
  • et les objectifs de coopération internationale.

Comme le témoigne Pablo, ce type de partenariat public-privé nécessite un financement sur le long terme pour transcrire l’ambition politique de conservation et de restauration de la biodiversité en un impact réel.